Les dialogues politiques en République Démocratique du Congo continuent de diviser l’opinion. Pour Sylvain Agenorwoth U., ils ne constituent ni une solution durable ni un véritable levier de changement, mais plutôt une « farce politique » profitant à une élite qu’il juge déconnectée des réalités du peuple.
Depuis l’accession du pays à l’indépendance, rappelle-t-il, de nombreuses concertations nationales ont été organisées pour tenter de résoudre les crises récurrentes. Pourtant, les maux demeurent : corruption endémique, insécurité persistante, pauvreté généralisée et fragilité institutionnelle. Selon lui, les résolutions issues de ces dialogues se ressemblent et restent, pour la plupart, inappliquées, faute d’une réelle volonté politique.
« Nous n’étions pas prêts à assumer les responsabilités liées au destin de notre nation », affirme Sylvain Agenorwoth U., pointant du doigt l’absence de stabilité des institutions de la République comme l’un des principaux freins à la mise en œuvre des décisions prises.
Face à ce constat, il appelle à un changement profond de cap. Pour cet acteur citoyen, le peuple congolais mérite davantage que des forums politiques sans impact concret. Il plaide pour une prise de responsabilité collective et une gouvernance fondée sur l’action plutôt que sur les promesses.
« La République Démocratique du Congo a droit au réveil », martèle-t-il, invitant à un changement de mentalité et à un engagement sincère pour bâtir un État prospère et stable.
Initiateur du Forum populaire Alliance Citoyenne pour le Réveil du Congo (ACRC), Sylvain Agenorwoth U. affirme vouloir faire de la lutte contre la corruption et de la restauration de l’espoir des Congolais les piliers de son combat politique.
Entre lassitude face aux dialogues répétitifs et aspiration à un véritable renouveau, la RDC semble aujourd’hui à la croisée des chemins, où les paroles ne suffisent plus et où l’attente d’actions concrètes devient pressante.
Afoyo Rwoth Samuel

