Les forces vives de la chefferie des Zaki se sont fortement mobilisées le mercredi 29 avril 2026 pour déposer un mémorandum auprès des autorités politico-administratives du Territoire d’Aru. Une démarche motivée par la recrudescence des cas d’insécurité et de vols à main armée qui touchent cette entité, notamment le centre de négoce d’Ariwara.
La délégation a été reçue par l’Administrateur militaire adjoint du Territoire d’Aru, le colonel Robert Mande Bwemba, qui a salué l’initiative citoyenne et appelé à la collaboration entre population et autorités.
« L’autorité du Territoire se réjouit de votre arrivée. Votre présence ici indique qu’il y a un problème. Vous exercez vos droits. Lorsqu’il y a un dysfonctionnement dans l’entité, il est normal de rencontrer l’autorité pour exprimer son mécontentement. Votre préoccupation est aussi celle des autorités », a-t-il déclaré à visiondarunews.com.
Dans leur mémorandum, les représentants de la société civile ont dressé un tableau jugé alarmant de la situation sécuritaire, mettant en cause l’inaction et certains comportements de services de sécurité déployés sur le terrain.
Ils ont, à cet effet, annoncé une série de mesures de protestation, notamment la suspension immédiate des activités sur l’ensemble de la chefferie des Zaki, en particulier au centre d’Ariwara, à partir du samedi 25 avril 2026. Ils ont également décrété des journées « ville morte » à compter du lundi 27 avril 2026, et exprimé leur retrait de confiance à l’ensemble des services de sécurité présents sur place.
Les forces vives formulent par ailleurs plusieurs recommandations, parmi lesquelles : le remplacement des unités de sécurité en poste, le renforcement des effectifs de la Police nationale congolaise, la dotation en moyens logistiques, notamment des véhicules d’intervention, ainsi que l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’identifier les réseaux criminels et situer les responsabilités. Elles appellent également à une collaboration renforcée, dans le respect mutuel, entre autorités coutumières, services de sécurité et population.
Face à la persistance de la dégradation sécuritaire dans la zone d’Ariwara, où opérateurs économiques et civils restent régulièrement la cible d’attaques, le comité local de sécurité du Territoire d’Aru annonce la tenue prochaine d’une réunion élargie dans la salle du Renouveau charismatique d’Ariwara. Cette rencontre devra examiner des mesures urgentes pour restaurer la sécurité.
Une situation qui met une nouvelle fois en lumière la fragilité sécuritaire de la région et l’attente pressante des populations pour des réponses concrètes et durables des autorités.
Rédaction

