Le passage des gros camions est désormais formellement interdit sur le pont Ovoa, en raison de son état de dégradation avancée. La décision a été prise le vendredi 12 juin 2026 à l’issue d’une réunion présidée par l’Administrateur policier du Territoire d’Aru, en présence de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), de la société civile, du Conseil territorial de la jeunesse ainsi que des services étatiques.
Cette mesure conservatoire vise principalement les camions transportant du ciment, du carburant, du bois, ainsi que les engins lourds de type excavatrice. Les autorités ont indiqué que ces véhicules devront désormais emprunter l’itinéraire alternatif reliant Aru–Apinaka–Aga, dans les deux sens, selon les destinations.
Les autorités territoriales mettent en garde contre toute violation de cette décision, précisant que les contrevenants s’exposent à des poursuites judiciaires. La Police de circulation routière est chargée d’assurer le contrôle et l’application stricte de cette mesure sur le terrain.
S’exprimant à l’issue de la réunion, le Commissaire Supérieur Principal Richard Mbabi Kingana Kitabakulu, Administrateur policier du Territoire d’Aru, a justifié cette décision par l’état critique de l’ouvrage et la nécessité d’une action urgente pour éviter son effondrement.
« Nous avons constaté ces derniers temps que ce pont, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive et pour lequel le gouverneur militaire de l’Ituri a mobilisé d’importants moyens financiers, est aujourd’hui en danger. Nous avons associé nos partenaires, notamment la FEC, la société civile et la jeunesse, ainsi que les services étatiques, afin d’évaluer la situation. Il a été décidé que tous les gros camions transportant du ciment, du carburant, du bois et les engins lourds ne doivent plus passer par ce pont.
Ainsi, les véhicules en provenance d’Ombay ou d’Ariwara devront emprunter la route reliant Aga à Apinaka. De même, ceux venant d’Ofo doivent passer par Apinaka avant de rejoindre Aga. Tout contrevenant s’exposera à la police et au parquet », a-t-il précisé à visiondarunews.com.
Si cette mesure est saluée comme nécessaire pour préserver le pont Ovoa, elle rappelle surtout l’urgence d’investir durablement dans la réhabilitation des infrastructures routières afin d’éviter leur dégradation précoce et leurs conséquences sur la vie économique locale.
Entre protection d’urgence et contrainte économique, le pont Ovoa devient ainsi le symbole d’un équilibre fragile entre mobilité et préservation des infrastructures publiques.
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