L’Institut supérieur des arts et métiers (ISAM) Tabitha Canossa d’Aru a organisé, mercredi 29 juillet, la deuxième édition de la cérémonie de collation des grades académiques, couplée à la clôture de l’année académique 2025-2026. La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, notamment des représentants de l’évêque du diocèse de Mahagi-Nioka, de la Révérendissime Mère provinciale de la Congrégation des Filles de la Charité Canossienne, des autorités politico-administratives ainsi que les responsables des établissements d’enseignement supérieur, universitaire, de recherche scientifique et d’innovations du Territoire d’Aru.
Au total, 28 étudiants ont reçu leurs diplômes, dont 17 en Techniques d’habillement, 7 en Modélisme et 4 en Techniques des services de restauration et assimilés. Pour le Directeur général de l’établissement, l’abbé Professeur Associé Donatien Angora Matabisi, ces diplômés disposent désormais des compétences nécessaires pour intégrer directement le marché du travail ou créer leurs propres entreprises.
« Nous mettons sur le marché des finalistes immédiatement opérationnels grâce à leur formation technique. Nous les encourageons à créer leurs propres entreprises ou à intégrer les grandes structures qui recherchent leurs compétences. Ils ne doivent pas rester au chômage », a-t-il déclaré à visiondarunews.
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Les nouveaux lauréats ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers les autorités académiques et le corps enseignant pour la qualité de la formation reçue. Ils affirment quitter l’ISAM Tabitha Canossa mieux préparés à relever les défis du monde professionnel.
Malgré ces résultats, le Directeur général de l’institution s’est dit préoccupé par la faible présence des garçons dans les filières techniques et professionnelles. Sur un effectif total de 95 étudiants enregistré à la clôture de l’année académique 2025-2026, l’ISAM ne compte que quatre garçons contre 91 filles.
Selon l’abbé Professeur Associé Donatien Angora Matabisi, cette situation constitue le principal défi auquel l’établissement est confronté depuis sa création, il y a quatre ans. Il estime qu’aucune filière technique n’est exclusivement réservée aux femmes et appelle les familles ainsi que les jeunes à dépasser ces préjugés.
« Les grands modélistes, les grands hôteliers et plusieurs professionnels de ces secteurs sont des hommes. Il est donc temps de briser cette perception selon laquelle ces formations seraient destinées uniquement aux femmes. L’université apporte une valeur ajoutée en développant la créativité, la recherche scientifique et l’innovation », a-t-il expliqué.
Le responsable de l’ISAM a également annoncé l’ouverture, dès l’année académique 2026-2027, de deux nouvelles filières : Techniques d’esthétique et soins de beauté, ainsi que Techniques d’administration du tourisme et conservation de la nature. Les inscriptions débuteront le lundi 3 août prochain, aussi bien pour les programmes de licence que de master.
À travers cette diversification de son offre de formation, l’ISAM Tabitha Canossa entend renforcer l’employabilité des jeunes et promouvoir l’entrepreneuriat dans la région. L’établissement invite particulièrement les jeunes, y compris les garçons, à s’orienter vers les métiers techniques afin de devenir des créateurs d’emplois plutôt que de simples demandeurs d’emploi.
À Aru, l’ISAM Tabitha Canossa tourne ainsi la page de l’année académique 2025-2026 avec l’ambition de former davantage de professionnels qualifiés. Un défi qui passe désormais par une plus grande adhésion des jeunes aux filières techniques, alors que les inscriptions pour la prochaine année académique s’ouvrent le 3 août.
Rédaction
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