À Aru en Ituri, la Journée de la femme africaine a été placée sous le signe de la paix et de l’autonomisation des femmes. À l’occasion de la clôture de cette célébration, samedi 15 août 2026, la cheffe du service du Genre, Famille et Enfant du Territoire d’Aru, Espérance Andinio Obhia, a sensibilisé plusieurs groupes de mamans issus de différents mouvements de l’Église catholique Notre-Dame du Congo, après la messe matinale.
Dans son message, elle a appelé les femmes à s’engager davantage dans la promotion de la paix, en commençant par leurs propres foyers et communautés. Une démarche qu’elle considère comme indispensable face aux violences qui affectent plusieurs régions de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Espérance Andinio Obhia a notamment évoqué les violences sexuelles, les assassinats, les viols et les persécutions dont sont victimes des populations, particulièrement les femmes et les jeunes filles.
Selon elle, sans paix, il ne peut y avoir de véritable développement, que ce soit en Ituri ou ailleurs en RDC.
«Chaque femme doit d’abord cultiver la paix dans son propre cœur. Car sans paix intérieure, on ne peut rien accomplir. Cherchons la paix dans nos foyers, dans nos familles, au sein de nos communautés et dans nos églises », a-t-elle déclaré à visiondarunews.
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La responsable du service du Genre, Famille et Enfant a également insisté sur l’autonomisation économique et sociale des femmes. Elle estime que la protection des droits des femmes doit aller de pair avec leur accès aux moyens leur permettant de devenir autonomes.
Pour elle, une femme autonome est davantage en mesure de contribuer au développement de son foyer, de sa famille, de sa communauté et de son Église.
Cette activité s’inscrit dans le cadre des orientations du ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant, qui a encouragé l’organisation de cette célébration autour d’un message de sensibilisation destiné aux femmes.
À Aru, le message de cette Journée de la femme africaine se veut donc clair : la paix commence dans chaque foyer, mais elle ne peut devenir durable que si les femmes sont aussi reconnues comme des actrices à part entière du développement.
Nicole Lebabo
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