Le site minier de Munier-Shaba, situé dans le groupement Kandoy, Secteur des Ndo, Territoire d’Aru, s’est en grande partie vidé de ses habitants dans la nuit de mardi à mercredi 26 août 2026, à la suite d’une rumeur faisant état d’une prétendue présence de miliciens de la CODECO dans la zone.
Selon les informations recueillies mercredi matin auprès du secrétariat de la sous-traitance de Shaba, cette alerte aurait provoqué un mouvement de panique parmi les habitants. Plusieurs personnes auraient pris la fuite dans la précipitation. Certaines auraient abandonné ou perdu leurs biens, tandis que d’autres auraient été blessées au cours de leur déplacement.
À ce stade, aucune présence de combattants de la CODECO n’a toutefois été confirmée sur le site, selon les mêmes sources. Les premières informations recueillies orientent ainsi vers une fausse alerte ayant entraîné la panique et le départ de nombreux habitants.
Le secrétaire général du bureau de la sous-traitance de Shaba annonce qu’une enquête devrait être ouverte le mercredi 26 août pour tenter d’identifier les personnes à l’origine de la propagation de cette information.
Il appelle la population à la vigilance, tout en invitant les habitants à éviter de relayer des informations non vérifiées susceptibles d’alimenter la peur et de provoquer de nouveaux mouvements de panique. Il recommande également à la population de privilégier les informations provenant de sources fiables.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible dans le Secteur des Ndo, où les rumeurs liées à la présence de groupes armés peuvent rapidement provoquer des déplacements de populations.
Le site minier de Munier-Shaba reste, par ailleurs, marqué par un lourd passé d’insécurité liée aux incursions attribuées à des miliciens de la CODECO, ce qui pourrait expliquer la forte réaction de la population face à cette nouvelle alerte.
À Munier-Shaba, la peur aura donc suffi à vider le site, sans qu’une présence de la CODECO n’y soit confirmée. Dans ce contexte marqué par les violences et les déplacements, une rumeur peut parfois circuler plus vite que la vérité. D’où l’appel à la prudence et à la vérification des informations avant tout partage.
Pascal Upenj Mungu
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