Les autorités coutumières et administratives, les représentants de la société civile ainsi que les forces de sécurité se sont réunis, vendredi 14 août, autour d’une même table pour échanger ouvertement sur les enjeux sécuritaires dans le Territoire d’Aru, en Ituri.
Cette rencontre de rapprochement civilo-militaire s’inscrit dans le cadre du projet « Nashiriki kwa Masikilizano II », mis en œuvre par un consortium composé du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), de Justice Plus, de Search for Common Ground et d’Alert International.
Pour Maître Judith Ongona, de Justice Plus à Bunia, cette rencontre constitue la suite logique d’un premier cadre de dialogue organisé en juin dernier sous la forme d’un salon communautaire. Cette première activité avait réuni policiers, militaires, acteurs de la société civile et membres des communautés locales.
« La population a saisi cette occasion pour s’exprimer et vider son sac, tandis que les services de sécurité étaient à l’écoute », explique-t-elle à visiondarunews.
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Selon elle, les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs préoccupations liées à la sécurité, à la justice et aux conflits communautaires qui affectent la cohésion sociale dans le Territoire.
Les participants ont notamment recommandé que ce type de dialogue ne reste pas limité au chef-lieu d’Aru. Ils souhaitent voir ces initiatives se poursuivre jusque dans les chefferies et au plus près des communautés, afin de permettre une meilleure prise en compte des réalités locales et de contribuer à la prévention et au règlement des conflits.
Les participants se sont également félicités de la franchise des échanges. Pour l’un d’eux, cette rencontre a permis de rappeler la responsabilité collective de la sécurité.
« Tout le monde, s’il voit quelque chose de mal à côté de lui, doit pouvoir le dénoncer », a-t-il souligné.
Un autre participant estime que ce cadre contribue directement au renforcement de la cohésion sociale. Il appelle les partenaires à multiplier ces rencontres afin que davantage de communautés du Territoire d’Aru puissent y prendre part.
Les questions de justice, de sécurité et de certains conflits qui fragilisent la cohabitation pacifique ont également été au cœur des discussions. Les participants espèrent que les recommandations formulées permettront de consolider la paix et la cohésion au sein des communautés.
Pour une autre intervenante, l’essentiel sera désormais d’assurer la continuité du dialogue :
« Il ne faudrait pas se limiter uniquement à la journée d’aujourd’hui, à cette seule rencontre, et s’arrêter là. »
Au terme de la rencontre, les participants ont appelé à la mise en œuvre effective des recommandations formulées et à la pérennisation de ces cadres de concertation.
À Aru, l’enjeu est désormais de transformer la parole en actes. Car au-delà de la rencontre, c’est la confiance entre communautés et services de sécurité qui devra se construire, progressivement, sur le terrain.
Rédaction
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