De retour à Aru après une mission en Angleterre et à Kinshasa, Sa Grâce l’Archevêque de l’Église Anglicane du Congo, Dr Ande Georges, a livré un message fort aux fidèles réunis à la cathédrale. Entre bilan de mission et projection, le prélat a esquissé les contours d’une Église appelée à se réinventer et à s’engager davantage dans la transformation de la société.
Face aux chrétiens, l’Archevêque a insisté sur la nécessité de
« repenser la nouvelle anatomie narrative de l’Église Anglicane du Congo ». Une formule qui traduit, selon lui, l’urgence d’adapter l’action pastorale aux réalités contemporaines. Il a notamment plaidé pour un renforcement des synergies avec les autres confessions religieuses ainsi qu’avec les autorités publiques, dans une perspective de consolidation de la paix et de la stabilité, particulièrement dans les régions fragilisées.
Au cœur de son intervention, un appel clair : faire de la foi un levier concret de transformation sociale. « La foi sans les œuvres est morte », a-t-il rappelé, exhortant les fidèles à sortir d’une religiosité passive pour devenir des acteurs engagés dans leurs communautés. Justice sociale, cohésion et paix ont été présentées comme des chantiers prioritaires où les croyants sont attendus.
À l’approche de la Semaine Sainte, le message de l’Archevêque s’est voulu aussi spirituel qu’introspectif. Il a invité les fidèles à un temps de réflexion personnelle, tout en rappelant la permanence du message chrétien :
« Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement ». Une exhortation à raviver la foi dans un contexte souvent marqué par les incertitudes.
Clôturant son adresse, l’Archevêque Ande Georges a lancé un appel à la ferveur et à l’espérance, invitant les croyants à célébrer avec conviction le mystère pascal. Plus qu’un simple message liturgique, son discours trace une ligne directrice : celle d’une Église appelée à sortir de ses murs pour répondre aux défis du temps présent.
À Aru, le retour du pasteur sonne ainsi comme un signal : celui d’un engagement renouvelé, où la foi ne se dit plus seulement — elle se vit et se construit au quotidien.
Afoyo Rwoth Samuel

