Dans le Secteur des Ndo dans le Territoire d’Aru en Ituri, la question de la divagation des animaux refait surface à mesure que s’installe la saison des pluies, période cruciale pour les activités agricoles. Le vétérinaire en chef du dispensaire d’Alungba, Jean Bienvenue Likambo Ukwong’a, tire la sonnette d’alarme et appelle les éleveurs à plus de responsabilité.
Dans un entretien accordé à la rédaction de visiondarunews.com le samedi 21 mars 2026, il exhorte les propriétaires de bétail à attacher et surveiller leurs animaux afin d’éviter la destruction des champs, alors que les agriculteurs ont déjà entamé les semis.
« Il est impératif que les éleveurs contrôlent leurs bêtes. Les cultures en cours de mise en terre ne doivent pas être compromises par des animaux en divagation », a-t-il insisté.
Le responsable vétérinaire appelle également ses collègues des différents groupements à renforcer la surveillance et à sensibiliser les éleveurs, dénonçant certains comportements jugés négligents. Selon lui, certains propriétaires laissent volontairement leurs animaux errer, au détriment des cultivateurs.
Par ailleurs, il rappelle les sanctions prévues en cas d’infraction. Toute bête interceptée par les services vétérinaires fera l’objet d’une amende. Les montants indicatifs évoqués sont d’au moins 60 dollars américains pour un porc, 35 dollars pour une chèvre et 30 dollars pour un mouton. Pour les gros bétails, notamment les vaches, les pénalités seront déterminées en concertation avec les services agronomiques, en fonction de l’ampleur des dégâts constatés sur le terrain.
Face à cette situation, les autorités vétérinaires appellent à une cohabitation responsable entre éleveurs et agriculteurs, afin de préserver les récoltes et éviter des conflits inutiles.
À l’heure où chaque semence compte pour garantir les récoltes à venir, la maîtrise des animaux en divagation apparaît désormais comme une nécessité urgente pour protéger les champs… et maintenir la paix dans les communautés rurales.
Pascal Upenj Mungu

