Un atelier consacré à la vulgarisation de la réforme foncière s’est ouvert le mardi 11 août à Aru, dans la Province de l’Ituri. Pendant deux jours, chefs des services fonciers, autorités coutumières, leaders religieux et acteurs de la société civile sont réunis pour mieux comprendre les innovations introduites par la nouvelle loi foncière.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de soutien à la médiation pour la résilience et la paix dans l’Est de la RDC. Elle est financée par l’Union européenne et mise en œuvre par plusieurs organisations partenaires, dont Interpeace.
L’objectif est de renforcer les connaissances des acteurs locaux sur la gestion foncière, afin de contribuer à la prévention et à la réduction des conflits liés à la terre dans le Territoire d’Aru.
Pour certains participants, cette réforme constitue également une occasion de sensibiliser la population à la sécurisation de ses terres et de ses biens immobiliers.
« Lorsqu’il y a des réformes, il y a de nouvelles avancées et des innovations qui doivent apporter des changements. Cela sera très utile pour sécuriser les biens immobiliers de la population », estime l’un des participants à visiondarunews.
com.
Selon lui, dans plusieurs communautés, les populations accordent encore peu d’importance à la sécurisation de leurs propriétés, une situation qui peut favoriser les litiges fonciers.
Un autre participant dit avoir particulièrement retenu les objectifs de la nouvelle loi en matière de gestion écologique, sociale et économique des terres, mais aussi son rôle dans la consolidation de la paix.
« Le Territoire d’Aru fait partie des zones confrontées aux conflits fonciers. La vulgarisation de ces innovations peut aider la population à mieux gérer les terres et à contribuer à la résolution des conflits », souligne-t-il.
Au-delà de la connaissance de la nouvelle loi, les participants espèrent que ces assises permettront de renforcer le dialogue entre les différents acteurs et d’améliorer la gestion des terres au niveau local.
À Aru, l’enjeu est donc de faire de la réforme foncière un outil de sécurisation des biens, mais aussi un moyen de prévenir les conflits et de consolider la paix au sein des communautés.
Rédaction
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