La société civile du Secteur des Ndo, dans le Territoire d’Aru en Province de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de pratiques abusives de certains agents recenseurs déployés sur le terrain pour l’identification des populations.
Dans un entretien accordé à visiondarunews.com le mardi 9 juin 2026, M. Franck Andoko Ucamker, vice-coordonnateur de la société civile du Secteur des Ndo, a dénoncé le comportement de certains agents chargés du recensement. Selon lui, ces derniers exigeraient des sommes variant entre 3 000 et 5 000 francs congolais aux habitants avant leur enregistrement.
« Le recensement de la population est une opération qui doit se dérouler gratuitement conformément aux instructions des autorités compétentes. Malheureusement, certains agents sur le terrain imposent des paiements aux citoyens, ce qui constitue une violation des règles établies », a déclaré M. Franck Andoko Ucamker.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités locales à renforcer le contrôle et le suivi des équipes de recensement afin de mettre fin à ces pratiques. Elle exhorte également les agents concernés à respecter les consignes officielles et à cesser toute forme de perception illégale.
Par ailleurs, cette structure citoyenne invite la population, en particulier les agriculteurs déjà confrontés à de nombreuses difficultés socio-économiques, à refuser catégoriquement de verser de l’argent pour bénéficier de cette opération de recensement.
Selon les informations recueillies, ces cas de perception d’argent auraient été signalés dans les groupements de Kandoy et d’Obitabo, tous situés dans le Secteur des Ndo, Territoire d’Aru, au nord-est de la République Démocratique du Congo.
Les autorités administratives locales ne se sont pas encore prononcées sur ces allégations.
Pascal Upenj Mungu

