Il est arrivé le lundi 20 avril 2026 dans le Territoire d’Aru, en Province de l’Ituri, dans le cadre d’une mission officielle consacrée à la problématique de l’exploitation aurifère.
Dès son arrivée, le membre du gouvernement a présidé une séance de travail au complexe administratif du Territoire. Les échanges ont principalement porté sur l’exploitation minière illicite de l’or, notamment attribuée à certains ressortissants étrangers, parmi lesquels des sujets chinois. Une situation jugée préoccupante par les autorités locales et la population.
Face à ces dérives, le ministre des Mines a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire respecter strictement la législation minière en vigueur en République Démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir que les ressources naturelles profitent d’abord aux communautés locales.
« Notre implication en tant que ministère des Mines est que la loi et le règlement de notre pays soient respectés, et qu’ensuite les richesses minières profitent à nos populations. Nous ne pouvons pas continuer à voir des machines excavatrices entrer par dizaines, voire par centaines dans notre Territoire. Et nous savons tous ce que ces machines viennent faire : extraire l’or en grande quantité, sans véritable retombée en termes de développement », a déclaré Louis Wathum Kabamba à visiondarunews.com.
Le ministre a également déploré le faible impact des activités minières sur le développement local, qu’il s’agisse de l’exploitation industrielle ou artisanale, pourtant devenue une importante source de revenus.
« Nous voulons voir le développement. Nous voulons que cet argent profite avant tout aux fils et filles de ce Territoire et de ce pays. Que nous voyions des écoles, des centres de santé, des hôpitaux modernes, et des jeunes bénéficiaires de bourses pour étudier les sciences et les technologies qui dirigent le monde aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Dans la délégation ministérielle, le président du caucus des députés nationaux élus d’Aru a salué cette descente sur le terrain, estimant qu’elle répond aux multiples plaidoyers formulés par les élus auprès des autorités nationales. Il a encouragé une lecture lucide de la situation locale afin de guider des décisions efficaces.
« Je vous invite à prendre des dispositions claires pour que les choses marchent convenablement. Les minerais amènent la guerre. Si nous ne gérons pas correctement la situation dans notre Territoire, nous risquons de tomber dans les mêmes travers. Nous devons dire la vérité sur ce qui se passe chez nous », a insisté le député national Arakayo Kizito.
Alors que la pression monte autour de la gestion des ressources aurifères en Ituri, cette visite ministérielle apparaît comme un test décisif : entre promesses de réforme et réalité du terrain, l’or d’Aru continue de susciter autant d’espoirs que de tensions.
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