À Aru en Ituri, le ton monte dans les milieux d’affaires. Les opérateurs économiques du Territoire disent ne plus vouloir subir ce qu’ils considèrent comme une série de mesures défavorables et une méfiance persistante de la part du gouvernement provincial du Haut-Uélé. Réunis au sein de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) section d’Aru, ils affichent désormais leur détermination à défendre leurs intérêts.
Au cœur de leurs griefs : la multiplication des taxes et des barrières, l’augmentation des taux sur la consommation, mais aussi ce qu’ils qualifient de climat de suspicion dans les relations avec l’administration provinciale. Certains évoquent même une impression de “tribalisme dans les affaires”, estimant que tous les opérateurs ne seraient pas traités sur un pied d’égalité.
Cette position a été adoptée mardi 17 février 2026 à l’issue d’une réunion élargie regroupant les membres des opérateurs économiques de l’entité. Une rencontre au cours de laquelle les participants ont passé en revue les difficultés qui, selon eux, freinent l’élan économique du Territoire.
Le président territorial de la FEC Aru, Drabho Amasi Robert, ne cache pas sa déception face aux engagements qu’il juge non tenus par les autorités provinciales.
« Nous devons nous prendre en charge face à tous ces problèmes qui se passent au Haut-Uélé. L’actuel gouverneur de province nous avait invités au mois de février 2025 à Isiro pour échanger. Curieusement, nous nous sommes retrouvés devant le Conseil des ministres avec qui nous avons discuté. Ils avaient promis de nous répondre et de diminuer les taxes de 30 %, mais jusqu’à présent, rien n’a été fait », a-t-il déclaré.
Pour les entrepreneurs d’Aru, le temps des promesses semble révolu. Ils appellent désormais à des actes concrets afin d’assainir le climat des affaires dans la province et restaurer la confiance entre l’État et le secteur privé.
Rédaction

