Une mission de la jeunesse de la chefferie des Aluru dans le Territoire d’Aru en Ituri a effectué, le jeudi 19 mars 2026, une descente à l’église locale CECA 20 d’Ongo, située dans le groupement des Auko, afin d’enquêter sur des activités d’exploitation minière attribuées à des ressortissants chinois.
Sur le terrain, le constat est jugé alarmant. Une superficie d’environ une centaine de mètres carrés a été fortement dégradée, avec notamment des excavations atteignant près de quatre mètres de profondeur.
À ce stade, de nombreuses zones d’ombre subsistent, notamment sur l’identité de l’autorité qui aurait autorisé l’occupation de cette concession appartenant à la communauté ecclésiastique. Selon les témoignages recueillis, aucune structure administrative locale ne reconnaît avoir donné son aval à ces activités.
« Nous avons constaté des trous de près de quatre mètres de profondeur. Nous avons cherché à comprendre comment ces exploitants sont arrivés jusqu’ici. Du chef de l’entité à la base, personne ne semble être informé. La population se sent abandonnée face à cette situation », a déclaré Nicolas Madyo Eriku, président du Conseil de la jeunesse de la chefferie des Aluru, à visiondarunews.com.
Face à cette situation, les habitants expriment leur inquiétude et exigent des mesures urgentes, notamment le remblayage des fosses creusées ainsi que l’indemnisation pour les cultures de manioc et les tombes endommagées. Jusqu’à présent, aucune autorité politico-administrative ne s’est rendue sur place pour évaluer les dégâts ou apporter des éclaircissements.
Alors que les enquêtes se poursuivent pour identifier les véritables commanditaires de cette exploitation aurifère, cette affaire relance le débat sur la gestion des ressources naturelles et la protection des terres communautaires dans le Territoire d’Aru. Une situation qui, sans réponse rapide des autorités, risque d’alimenter davantage la colère et la méfiance au sein de la population locale.
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