Une alerte sérieuse est lancée aux usagers de la route dans la chefferie des Nio-Kamule, en Territoire d’Aru, Province de l’Ituri. Au centre commercial d’Ondolea, des dispositifs pourtant érigés pour renforcer la sécurité routière se transforment paradoxalement en facteurs d’accidents.
Depuis l’installation de trois dos d’âne au mois de novembre dernier, pas moins de 36 accidents de circulation ont été enregistrés sur ce tronçon. Le bilan humain est lourd : récemment deux personnes ont perdu la vie, dont un taximan membre de l’ATAMOI, décédé le vendredi 26 décembre 2025.
Selon la société civile locale, ces accidents sont principalement dus à l’excès de vitesse et au non-respect des dispositifs de sécurité.
« L’État a répondu à nos doléances en réhabilitant la route. Mais avec l’excès de vitesse, nous avons commencé à enregistrer des morts. Pour freiner cela, des dos d’âne ont été érigés. Malheureusement, certains conducteurs ne les respectent pas, malgré la présence des panneaux de signalisation », a déploré Ongua Totia Louis, coordonnateur de la société civile de la chefferie des Nio-Kamule, dans une déclaration à visiondarunews.com.
Face à cette situation préoccupante, la société civile exhorte les conducteurs de motos, véhicules et autres engins roulants à faire preuve de vigilance et à respecter scrupuleusement la signalisation routière installée par la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR).
Elle rappelle par ailleurs que l’érection des dos d’âne dans les principales agglomérations du Territoire d’Aru constitue une recommandation du Comité local de sécurité, élargi à la CNPR, dans le but de réduire les accidents et de protéger les vies humaines.
À Ondolea comme ailleurs dans le Territoire d’Aru, la route ne tue pas ; c’est l’imprudence qui endeuille. Le respect du code de la route reste le seul véritable frein aux accidents mortels.
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