Le début d’année 2026 s’ouvre dans la douleur pour le Territoire de Mahagi, en Ituri. En l’espace de 24 heures, le mardi 6 janvier, la chefferie des Alur Djuganda a été le théâtre de deux décès tragiques, plongeant les groupements de Djupakanya et de Ma Agnon dans la consternation.
Le premier drame s’est noué au village de Djupoka. Un homme d’une quarantaine d’années y a été retrouvé sans vie, gisant dans un champ situé non loin de son domicile. Selon Joseph Berocan, sous-coordonnateur de la société civile locale, les indices laissent penser à une mise en scène macabre : la victime aurait été assassinée dans un autre lieu avant que son corps ne soit transporté et abandonné dans ce champ.
Face à cet acte de violence, la société civile interpelle fermement les autorités. Les services de sécurité ont été saisis pour mener l’enquête, identifier les auteurs de ce crime et déterminer le mobile de l’assassinat.
« Nous lançons l’appel aux services de sécurité pour qu’ils veillent sur la chefferie des Alur Djuganda, afin de protéger et de sécuriser sa population », a martelé Joseph Berocan à visiondarunews.com.
Alors que la communauté tentait de comprendre les circonstances du meurtre de Djupoka, une seconde nouvelle est venue assombrir davantage la journée. Au village d’Oviri, dans le groupement Ma Agnon, un adolescent de seulement 13 ans a été retrouvé pendu.
Si les raisons de ce geste désespéré demeurent inconnues à ce stade, ce suicide soulève de vives inquiétudes sur la détresse psychologique au sein de la jeunesse locale. Le sous-coordonnateur de la société civile a tenu à adresser un message de résilience aux familles, les exhortant à une vigilance accrue et au dialogue.
« Nous demandons à notre population de ne plus se donner la mort, même si elle est dépassée par la situation ou par des événements de la vie ; les problèmes ne manquent jamais dans la vie quotidienne », a-t-il rappelé avec émotion.
Ces deux événements, bien que de natures différentes, illustrent un climat d’insécurité et de précarité sociale qui pèse sur la chefferie. Entre la nécessité d’un renforcement sécuritaire pour contrer la criminalité et le besoin d’un soutien moral pour une population éprouvée, les défis pour cette nouvelle année sont immenses pour les autorités de Mahagi.
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