Mahagi : la société civile de Djukoth maintient la ville morte et exige la levée des barrières jugées illégales

La mobilisation contre les tracasseries attribuées à certains services de sécurité se poursuit dans la chefferie des Djukoth, en Territoire de Mahagi. La Société civile, Forces vives de cette entité,a maintenu son appel à une journée sans activités le jeudi 23 juillet 2026, jusqu’à nouvel ordre.

Dans un communiqué, cette structure citoyenne affirme vouloir maintenir la pression sur les autorités, en attendant l’aboutissement des discussions engagées avec les responsables provinciaux et territoriaux. Elle exige notamment la suppression immédiate des barrières considérées comme illégales ainsi que la fin des tracasseries dénoncées sur plusieurs axes.

Les points ciblés concernent notamment Draju, dans le groupement d’Umoyo, Amé Luala, Ala et Wiagu dans le groupement de Pamitu-Amé, ainsi que Jupawalu dans le groupement portant le même nom. La société civile accuse certains éléments de la Police nationale congolaise, de la Police de circulation routière et des Forces armées de la République Démocratique du Congo d’être à l’origine de ces pratiques.

Elle réclame également la mutation des policiers et militaires affectés depuis plus de trois ans dans les mêmes positions et accusés de mauvais traitements envers les civils. L’organisation prévient que, passé un délai de 72 heures sans réponse favorable des autorités, des actions citoyennes pacifiques pourraient être organisées dans toute la chefferie.

De son côté, le Conseil local de la jeunesse des Djukoth soutient ce mouvement. Son président dénonce des abus présumés contre la population, évoquant notamment des paiements imposés aux usagers ainsi que des amendes qualifiées d’arbitraires.

Il appelle cependant les habitants à observer les mots d’ordre dans le calme et sans violence.

« Protéger, ce n’est pas tracasser. Servir, ce n’est pas rançonner », a-t-il déclaré, tout en invitant les agents de l’État au respect de la loi.

Cette nouvelle mobilisation fait suite aux manifestations pacifiques organisées le 20 juillet dernier à Mahagi contre les barrières illégales et les tracasseries. Lors de ces manifestations, le président du Conseil territorial de la jeunesse de Mahagi avait été blessé par balle à la jambe droite à Ngote, dans la chefferie des Panduru, lors d’une intervention policière.

À la suite de cet incident, la Société civile, Forces vives du Territoire de Mahagi, avait décrété une ville morte sur l’ensemble du Territoire pour réclamer des réponses aux revendications de la population.

Rédaction.

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