Les structures citoyennes du groupement des Djupio, en chefferie des Anghal, ont exprimé leur opposition à la réouverture d’un poste militaire dans la localité de Wi-Zii. La décision a été prise au cours d’une réunion tenue le lundi 27 juillet 2026 à Ugalu, chef-lieu du groupement, où les représentants des différentes composantes de la communauté ont affiché un refus unanime de cette initiative.
Selon les informations recueillies sur place, deux éléments des FARDC envisageraient de réinstaller une barrière militaire à Wi-Zii. Une perspective que les habitants jugent inappropriée au regard des expériences passées.
Les participants estiment que la présence d’un poste militaire dans cette localité pourrait favoriser le retour des tracasseries dénoncées depuis plusieurs années. Ils affirment que la population aspire désormais à vivre dans un climat de paix, de sécurité et de liberté de circulation.
À l’issue de la rencontre, les résolutions ont été lues par le président du Conseil local de la jeunesse des Djupio, Ukumu Piranok Jean. Celui-ci a réaffirmé le rejet catégorique de toute tentative de réouverture du poste militaire, estimant que la présence des policiers et des militaires dans le groupement a contribué à appauvrir davantage la population.
Les forces vives du groupement demandent ainsi aux autorités compétentes de prendre en considération leurs préoccupations et de privilégier d’autres mécanismes de sécurisation, sans installation d’un poste militaire fixe. Elles réaffirment enfin leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement de leur entité.
OSCAR UYERGIU UNG’I
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