Au centre commercial de Ndrele, en chefferie des Djukoth dans le Territoire de Mahagi, des voix s’élèvent parmi les consommateurs de viande. Plusieurs clients dénoncent des pratiques qu’ils jugent irrégulières, notamment sur les prix appliqués et les mesures utilisées dans certaines boucheries.
Selon ces consommateurs, les quantités de viande achetées ne correspondraient pas toujours au poids réel une fois vérifiées à domicile. Certains affirment, par exemple, que 10 kilos payés ne représenteraient parfois que 8 kilos, alimentant ainsi la méfiance et l’indignation au sein des ménages.Face à cette situation, ils appellent les services compétents de l’État à renforcer les contrôles afin de garantir la transparence des transactions et de protéger les acheteurs contre d’éventuelles pratiques frauduleuses.Du côté des bouchers, ces accusations sont rejetées. Le président de leur corporation, Uryek Wun Umirambe Alla, explique la hausse des prix par la rareté du bétail sur le marché local. Il précise que les animaux sont désormais acheminés depuis des zones éloignées, notamment du district de Lira en Ouganda, ce qui entraîne des coûts supplémentaires.
Le vice-président de la corporation, Zaïre, rassure quant à lui que les instruments de mesure utilisés sont conformes, à la suite d’un contrôle effectué récemment par les services de l’économie.Malgré ces explications, les consommateurs disent rester dans l’attente de mesures concrètes des autorités afin de restaurer la confiance et garantir l’équité dans les transactions commerciales.Une situation qui relance le débat sur la régulation des marchés locaux et la protection du consommateur dans le Territoire de Mahagi.
Oscar Uyerigi Ung’i

