OMS : Vers une coordination transfrontalière renforcée contre Ebola entre la RDC et l’Ouganda

​À la suite de deux jours de travaux intensifs ayant réuni du 13 au 14 juin 2026 à Aru, les ministères de la Santé de la République Démocratique du Congo (RDC) et de l’Ouganda, le Dr Marie-Roseline Bélizaire, directrice régionale pour les urgences pour l’Afrique à l’OMS et gestionnaire de l’incident pour la riposte Ebola, a exprimé sa profonde satisfaction quant aux engagements pris pour faire face à la menace sanitaire.

​Interrogée sur les engagements de l’Organisation Mondiale de la Santé, la directrice a réaffirmé la constance de leur mission :
​« Nos engagements en tant que l’Organisation Mondiale de la Santé restent les mêmes. Nous sommes là pour appuyer les pays de manière à coordonner cette activité transfrontalière. »

​En tant que principal conseiller en santé auprès des gouvernements, l’OMS s’engage à maintenir son rôle de coordination et de conseil afin de garantir que les décisions prises lors de cet atelier soient mises en œuvre dans les plus brefs délais.
​Deux pays, un objectif commun
​Malgré les différences linguistiques et culturelles qui caractérisent les deux nations, le Dr Bélizaire s’est dite très impressionnée par la synergie observée durant ces deux jours de réflexion. Elle a rappelé que la porosité des frontières rend les deux pays interdépendants face au virus : « L’épidémie ne sera pas finie en Ouganda si elle n’est pas finie en RDC. »

​Les délégations, venues au plus haut niveau de leurs ministères de la Santé respectifs, ont réussi à s’asseoir à la même table pour définir des accords concrets visant à contrôler efficacement l’épidémie des deux côtés de la frontière.

​En conclusion, le Dr Marie-Roseline Bélizaire a lancé un message à l’attention des populations locales, rappelant que la maladie est une réalité bien présente. Elle insiste sur l’importance d’une prise en charge précoce dès l’apparition des premiers signaux :
​Symptômes à surveiller : Fièvre, maux de tête, vomissements et diarrhées.
​Action immédiate : Ne pas attendre que les symptômes s’aggravent pour se rendre dans une structure de santé.

​« Plus tôt la population arrive dans une structure de santé, plus de chances que nous avons de la sauver », a-t-elle martelé, rappelant que la rapidité de la réaction reste la meilleure arme contre le virus.

Rédaction

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