La tension monte dans la chefferie des Aluru, Territoire d’Aru, en Province de l’Ituri, où la population accuse des ressortissants chinois de se livrer à une exploitation illégale de l’or dans le groupement des Awuko. Face à ce qu’elle qualifie de
« pillage organisé » des ressources naturelles, la communauté locale a décidé de hausser le ton.
Jeudi 26 mars 2026, un mémorandum appuyé par plus de 600 signatures a été lu publiquement avant d’être officiellement déposé auprès des autorités territoriales. À travers ce document, les habitants expriment leur profonde inquiétude quant aux conséquences environnementales et sociales de ces activités minières jugées illicites.
Parmi les revendications formulées figurent notamment le remblayage, dans un délai de 72 heures, de tous les trous laissés à ciel ouvert, l’arrêt immédiat des opérations d’exploitation au village Lolodi, à Ongo ainsi que sur l’ensemble du groupement des Awuko, et le retrait sans condition de tous les exploitants illégaux. La communauté exige également l’ouverture d’une enquête indépendante, la réparation des préjudices subis par la population et l’environnement, ainsi qu’une implication effective des acteurs locaux dans toute décision future liée à l’exploitation des ressources naturelles.
Dans leur déclaration, les représentants communautaires ont toutefois appelé au calme, invitant la population à éviter tout débordement, tout en affirmant leur confiance quant à la prise en compte de leurs doléances par les autorités compétentes.
Saisies officiellement, les autorités du Territoire d’Aru sont désormais attendues sur des mesures concrètes pour répondre à cette crise naissante.
Une mobilisation citoyenne qui sonne comme un avertissement : à défaut d’actions rapides, la contestation pourrait bien franchir un nouveau cap dans cette partie de l’Ituri.
Rédaction

