Le projet d’installation de centrales hydroélectriques dans le Territoire d’Aru en Ituri poursuit son avancée. La phase de prospection a été clôturée dimanche 29 mars lors d’une réunion rassemblant la communauté CECA 20, la société Hydroline Kosovo et l’appui de l’ONG EAM-RDC.
Cette rencontre fait suite à deux descentes de terrain sur les rivières Mii et Kibi, dans les collectivités de Lu et Kakwa, où des équipes techniques ont collecté des données via drones pour une étude de faisabilité.
Selon les experts, cette phase s’étendra sur trois mois et permettra de définir les projets et le budget nécessaire avant la mobilisation des fonds. La construction d’une centrale est estimée à 52 semaines, avec pour objectif d’améliorer l’accès à l’électricité dans la région.
À l’issue des échanges, les participants se sont félicités de l’évolution des travaux et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre le projet.
« Le courant électrique est un besoin qui date de très longtemps. Nous avons tenté par ici et par là pour que ce projet se réalise. La situation sécuritaire a découragé certains partenaires. Depuis votre arrivée, tout le monde me demande quand les travaux vont commencer. C’est pour dire que le besoin est réel, et nous tendons la main vers vous. Je sais que les études seront positives. Tout ce dont nous avons besoin est là : les hommes, les ressources financières et matérielles… le reste est entre les mains de Dieu. Nous voulons que bientôt, nous venions seulement inaugurer le début des travaux », a déclaré le Président Communautaire et représentant légal de la CECA 20 , Révérend pasteur Kokole Jean Pierre,à visiondarunews.com.
De son côté, le Directeur Général Adjoint de Hydroline Kinshasa a prodigué d’importants conseils, insistant sur la rigueur technique nécessaire à la réussite d’un tel projet.
« Je conseille à EAM-RDC et à l’église de ne pas attendre la fin des études. Chaque dollar économisé dès aujourd’hui contribuera à la construction. Commencez dès maintenant la mobilisation pour que, lorsqu’elles seront terminées, vous soyez prêts à démarrer les travaux. La communauté verra ainsi qu’il n’y a pas de vide entre les études et la construction », a-t-il précisé.
Le projet hydroélectrique d’Aru avance donc à grands pas, entre espoir communautaire et engagement des partenaires : bientôt, l’électricité pourrait bien transformer le quotidien de cette région longtemps privée de courant.
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