Beni : la population de l’axe Mwenda–Kikingi réclame la reprise immédiate des travaux routiers

L’arrêt des travaux de réhabilitation de la route Mwenda–Kikingi suscite une vive inquiétude dans le Secteur de Ruwenzori, en Territoire de Beni. Plusieurs jours après la suspension du chantier, les habitants, appuyés par les forces vives locales, réclament la reprise urgente des travaux afin de mettre fin aux difficultés de mobilité qui affectent la région.

Unique voie de desserte pour plusieurs localités, cet axe devient pratiquement impraticable en période de pluies. Son mauvais état perturbe fortement les déplacements des populations, l’évacuation des produits agricoles ainsi que l’approvisionnement des villages.

Pour les communautés riveraines, la suspension des travaux aggrave davantage une situation déjà préoccupante. Les coûts du transport ont augmenté, les motos et les véhicules peinent à circuler et l’accès aux structures sanitaires est devenu particulièrement difficile.

« Nous souffrons énormément. Les motos ne passent plus, les véhicules s’embourbent. Nos enfants et nos malades sont les premières victimes », confie un habitant de l’axe, sous couvert d’anonymat, à visiondarunews.com.

Par la voix de son président, Mumbere Mulala Meleki, la société civile du Secteur de Ruwenzori appelle les autorités et les partenaires à agir sans délai. Elle sollicite notamment une implication accrue de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), dont les interventions sont attendues sur cet axe, afin de permettre la reprise des travaux et l’entretien de cette route stratégique.

Les mouvements de jeunesse et d’autres organisations communautaires se joignent à cet appel. Ils rappellent que l’axe Mwenda–Kikingi est indispensable non seulement pour la circulation des personnes et des biens, mais également pour faciliter les interventions des services de l’État et des acteurs humanitaires dans cette partie du Territoire de Beni.

En attendant une réponse des autorités et des partenaires concernés, les habitants affirment que chaque jour de retard accentue l’enclavement des villages et fragilise davantage des populations déjà confrontées à l’insécurité. Pour eux, la reprise des travaux n’est plus seulement une question d’infrastructures, mais une urgence humanitaire et socio-économique.

Depuis Beni, Consmas Nyamwesa, pour la rédaction.

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