L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), sous-section d’Aru, dans le Nord de la Province de l’Ituri, tire la sonnette d’alarme sur la vulnérabilité des journalistes engagés dans la couverture de la maladie à virus Ebola. L’organisation déplore le manque de formation spécialisée et l’absence d’équipements de protection individuelle pour les professionnels des médias, pourtant en première ligne dans la sensibilisation des communautés.
Son président, Etsoni Ondoa Isaac, souligne que les journalistes poursuivent leur mission de collecte et de diffusion de l’information dans un contexte sanitaire à haut risque, sans disposer des connaissances ni des moyens de protection adaptés à la couverture d’une épidémie aussi dangereuse qu’Ebola.
Selon lui, les médias constituent un acteur incontournable de la riposte. Des journalistes bien formés et convenablement protégés sont en mesure de diffuser une information fiable, de lutter contre la désinformation et les rumeurs, tout en favorisant l’adhésion des populations aux mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires.
Face à cette situation, l’UNPC d’Aru appelle les autorités sanitaires ainsi que les partenaires engagés dans la lutte contre Ebola à organiser, dans les meilleurs délais, des sessions de formation sur la couverture médiatique des épidémies et à doter les journalistes d’équipements de protection individuelle. L’organisation estime que ces mesures permettront aux professionnels des médias d’exercer leur métier en toute sécurité et de renforcer leur contribution aux efforts de prévention et de contrôle de l’épidémie dans le Territoire d’Aru.
Au moment de la publication de cet article, ni les autorités sanitaires ni la coordination de la riposte contre Ebola ne s’étaient encore prononcées sur les préoccupations exprimées par l’UNPC d’Aru. Cette attente laisse en suspens une question essentielle : celle de la protection des journalistes, acteurs clés de la communication de crise en période d’épidémie.
Rédaction
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