Le chef de l’inspection de pêche et d’élevage du Territoire d’Aru en Ituri, le docteur Kamate Karubandika, a tenu à rétablir les faits après les déclarations du coordonnateur de la société civile Forces vives de la chefferie des Nio-Kamule, Ongua Totia Louis, qui affirmait récemment l’absence totale de services vétérinaires dans cette zone.
Selon le responsable territorial, des agents vétérinaires sont effectivement déployés sur place depuis plus d’une année, mais leur action reste limitée par l’absence d’infrastructures adaptées pour les accueillir et assurer leur stabilité.
« Effectivement, il y a un vétérinaire que nous avons affecté en chefferie des Nio-Kamule il y a plus d’une année. Ils sont ainsi deux vétérinaires. En chefferie, on n’a pas donné d’habitation pour les vétérinaires ni pour les agronomes. Tous font des navettes. On va chercher à les remettre sur le rail », a expliqué le docteur Kamate Karubandika à visiondarunews.com.
Au-delà de cette mise au point, le chef de service a également alerté sur la situation de la peste porcine africaine, une maladie qui continue d’inquiéter éleveurs et consommateurs dans la région. Il appelle la population à une vigilance accrue et au respect strict des mesures d’hygiène.
« La peste porcine africaine est une maladie endémique déjà en RDC. Elle n’a ni médicaments ni vaccins. Même les Européens craignent de venir manipuler nos bêtes parce qu’ils redoutent de ramener la maladie chez eux. C’est une maladie pour laquelle il faut privilégier la prévention. Si vous êtes éleveur de porcs, ne touchez pas à la viande contaminée et évitez les zones d’abattage non contrôlées, sinon vous risquez de ramener les germes chez vous. À Ondolea, les gens oublient cela. Ils pensent acheter de la viande à bas prix, alors qu’ils achètent en réalité la maladie. La société civile devrait relayer ce message et travailler aux côtés des vétérinaires dans la sensibilisation », a-t-il insisté.
Entre présence confirmée des services techniques et défis logistiques persistants, la santé animale dans la chefferie des Nio-Kamule reste donc suspendue à une condition essentielle : rendre enfin le terrain fonctionnel pour permettre aux experts d’agir pleinement.
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