Aru : ‹‹ prendre soin des malades, un devoir et non une faveur ››, message fort lancé à la journée mondiale du malade

La paroisse Notre-Dame du Congo d’Aru a vibré, du mardi 10 au mercredi 11 février 2026, au rythme des activités commémoratives de la 34e Journée mondiale du malade. Pendant deux jours, près d’une centaine de participants, issus de différentes confessions religieuses, se sont réunis autour d’un même idéal : raviver la flamme de la compassion envers les personnes malades et vulnérables.

Venus non seulement des entités du territoire d’Aru, mais également de Mahagi, Djugu et Durba, les participants ont pris part à une série d’activités spirituelles et formatives. Au programme notamment, la présentation de la Fraternité chrétienne des personnes vivant avec handicap et maladies chroniques, animée par la déléguée de la coordination diocésaine, ainsi qu’une conférence centrée sur le thème : « La compassion du Samaritain : aimer en portant la douleur de l’autre ».

À travers cette réflexion, les organisateurs ont voulu réactualiser la figure du Bon Samaritain, modèle intemporel de solidarité. L’objectif : redécouvrir la beauté de la charité et la dimension sociale de la compassion, tout en attirant l’attention sur les personnes nécessiteuses et celles qui souffrent, particulièrement les malades.

Pour l’abbé Robert Miria, aumônier diocésain des malades dans le diocèse de Mahagi-Nioka, la démarche dépasse le simple geste humanitaire.

« Partout où nous nous retrouvons, nous devons poser un acte en faveur de ceux qui souffrent. Ce n’est pas de la philanthropie, mais la charité que Jésus nous a donnée. Aider les malades, c’est d’abord la charité qui se manifeste par de petits gestes comme le sourire, l’écoute, l’accompagnement. Ensuite, c’est la générosité, en leur donnant quelque chose pour qu’ils se sentent accueillis dans leurs familles, dans l’Église et dans la société », a-t-il confié à visiondarunews.com.

Moment fort de ces assises : la messe de clôture, marquée entre autres par la célébration du mariage religieux de deux couples, comptant chacun un conjoint vivant avec handicap. Un symbole fort d’inclusion et d’espérance.

À Aru, la Journée mondiale du malade n’a pas seulement été commémorée ; elle a rappelé à chacun que la compassion n’est pas une option, mais un engagement quotidien — un geste simple capable de redonner dignité et lumière à ceux que la souffrance éprouve.

Rédaction

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