Le Comité associatif résolu pour la défense et la protection des droits (COARDHO/ONGDH Djugu) lance une alerte sur la situation préoccupante des élèves finalistes dans le Territoire de Djugu en Ituri. Entre le 1er et le 7 février 2026, plusieurs dizaines d’élèves en classe terminale ont été déclarés « autodidactes » et disqualifiés par les services de l’inspection scolaire, compromettant ainsi leur participation régulière au parcours scolaire en cours.
Selon l’organisation de défense des droits humains, le secteur le plus touché est celui de Kpandroma, où le nombre de cas enregistrés serait particulièrement élevé. Institut de Mbikpa: 56;IDAP ISPT Rethy: 25; pour ne citer que ces cas parmi tant d’autres.Des parents, pris de court par ces décisions administratives, se disent démunis face à l’avenir incertain de leurs enfants. Certains élèves, affectés moralement, envisageraient d’abandonner les études, tandis que d’autres ont hésité à se présenter aux examens du premier semestre.
Le COARDHO/ONGDH rappelle que cette situation s’inscrit dans un contexte marqué par des années de conflit armé ayant gravement perturbé le système éducatif local. Plusieurs établissements ont été incendiés, des archives scolaires détruites et de nombreux élèves contraints d’interrompre leur cursus pendant de longues périodes. D’autres ont dépassé l’âge réglementaire de scolarité à la suite de déplacements forcés et d’insécurité persistante.
Pour l’organisation, l’application stricte des règles administratives sans prise en compte de ces circonstances exceptionnelles constitue une injustice.
« Il est inacceptable que des élèves soient pénalisés pour des conséquences directes des conflits qu’ils ont subis », estime le comité, qui appelle les autorités éducatives à faire preuve de discernement et d’humanité dans le traitement des dossiers concernés.
Le COARDHO/ONGDH demande aux inspecteurs et au ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté de revoir ces décisions et d’adapter les mesures au contexte particulier du Territoire de Djugu. L’organisation souligne que l’avenir de ces jeunes dépasse la seule question scolaire : il s’agit, selon elle, d’un enjeu majeur pour la reconstruction sociale, la paix et le développement durable de la région.
« Soutenir l’éducation à Djugu aujourd’hui, c’est investir dans la stabilité de demain », conclut le comité, qui exhorte les autorités à agir rapidement afin d’éviter une crise éducative aux conséquences durables.
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