La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit dans le Territoire d’Aru. Un nouveau décès a été enregistré le mercredi 22 juillet 2026 au Centre de traitement Ebola (CTE) d’Aru, parmi les patients transférés en provenance des foyers affectés de la zone de santé d’Adja.
Selon le médecin-chef de la zone de santé d’Aru, docteur Amanga Ama Jacques, ce décès s’ajoute à celui enregistré la veille, portant à deux le nombre de morts parmi une dizaine de patients pris en charge au CTE. Ces malades avaient été transférés après l’apparition d’un foyer lié notamment à une inhumation non sécurisée d’une personne décédée d’Ebola .
« Il y a eu un décès aujourd’hui, en plus de celui d’hier, parmi les cas venus de la zone de santé d’Ariwara. Ces patients sont arrivés à un stade très avancé de la maladie », a expliqué le médecin-chef de zone d’Aru à visiondarunews.
com.
Face à cette situation, le docteur Amanga Ama Jacques alerte sur les risques liés aux enterrements familiaux ou non sécurisés. Il rappelle que les dépouilles des personnes décédées d’Ebola présentent un niveau élevé de contagiosité et peuvent favoriser la propagation du virus.
« Un corps décédé de la maladie à virus Ebola est encore plus dangereux qu’une personne vivante », a-t-il insisté, appelant la population à collaborer avec les équipes de riposte pour permettre des enterrements dignes et sécurisés.
Le responsable sanitaire encourage ainsi les familles à laisser les équipes spécialisées assurer la manipulation, le transport et la mise en terre des dépouilles dans des conditions conformes aux mesures de prévention. Il précise que ces équipes accompagnent les proches jusqu’à l’inhumation afin de protéger la communauté tout en respectant la dignité des personnes décédées.
Par ailleurs, le corps du dernier patient décédé a été sécurisé par les volontaires de la Croix-Rouge avant son enterrement digne et sécurisé prévu le jeudi 23 juillet 2026 au cimetière du Territoire d’Aru.
La zone de santé d’Aru appelle donc à une collaboration accrue de la population pour briser les chaînes de transmission et contenir la propagation de la maladie à virus Ebola.
À Aru, les autorités sanitaires insistent sur le respect des mesures de sécurité lors des décès liés à Ebola, considérant la collaboration de la population comme un élément clé dans la réussite de la riposte.
Rédaction
![]()

