Ancien journaliste devenu député provincial, l’honorable Antoine Mopepe a profité de la Journée mondiale de la liberté de la presse pour lancer un double appel à la responsabilité et à la solidarité. Tout en saluant le travail des sous-sections de l’UNPC d’Aru et du Haut-Uele, il a souligné la dangerosité croissante du métier, rappelant que des centaines de professionnels ont été emprisonnés ou tués en 2025. Pour l’élu, la survie de ce « quatrième pouvoir » dépend non seulement de l’éthique des journalistes, mais aussi d’un engagement ferme des autorités et de la communauté pour mettre fin à leur précarité économique.
L’honorable Mopepe a d’abord tenu à féliciter les sous-sections de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) d’Aru et du Haut-Uele (Watsa-Faradje) pour leur synergie dans l’organisation de cette journée commémorative, qualifiant cette union d’initiative « salutaire ». S’adressant à ses anciens confrères, il a rappelé le rôle délicat de la presse, souvent désignée comme le quatrième pouvoir, tout en dressant un bilan mondial sombre pour l’année 2025. Il a notamment cité des chiffres alarmants, avec environ 500 journalistes emprisonnés et 67 assassinés à travers la planète. Face à ces risques, il exhorte les journalistes à travailler avec une conscience aiguë de leur responsabilité, en privilégiant l’impartialité, l’humanité et la neutralité.
L’un des points saillants de son intervention a été la question de la survie économique des journalistes. Reconnaissant que le journalisme est une fonction libérale souvent marquée par d’immenses difficultés matérielles et financières, il a déploré que l’environnement et la communauté ne reconnaissent pas toujours ce rôle à sa juste valeur. Pour remédier à cette précarité, l’honorable Mopepe a lancé un appel vibrant aux acteurs politiques, aux entreprises, à la communauté et au gouvernement afin qu’ils accompagnent davantage les médias.
Il a enfin encouragé les journalistes à persévérer dans la quête de la vérité, tout en espérant une prise de conscience collective pour que ceux qui informent la population puissent mener une vie paisible.
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