La société civile de la chefferie des Djukoth, en Territoire de Mahagi (Ituri), alerte sur la recrudescence d’actes qu’elle attribue à certains éléments des forces de sécurité, qu’elle accuse de compromettre la sécurité et la confiance de la population.
Par la voix de son sous-coordonnateur, Jacques Pithua, cette structure citoyenne appelle les autorités compétentes à relever de leurs fonctions les agents qu’elle juge indisciplinés afin de garantir une meilleure protection des civils. Elle prévient que l’absence de mesures appropriées pourrait accentuer les tensions entre les forces de sécurité et les communautés locales.
Cette dénonciation fait suite à un incident survenu la semaine dernière au poste de Pakenge Theloc, dans le groupement Umoyo. Selon la société civile, un habitant identifié comme Ukethi Rwothng’a, 42 ans, a été interpellé par un militaire alors qu’il se rendait à son champ. Le militaire lui aurait exigé le paiement de 5 000 shillings ougandais à une barrière installée sur place. Face au refus de la victime, celle-ci aurait été violemment passée à tabac, subissant des blessures à la tête, à la poitrine et aux fesses.
Toujours selon cette organisation, le supérieur hiérarchique du militaire mis en cause s’est rendu au chevet de la victime, actuellement admise au centre de santé d’Ambere pour y recevoir des soins.
La société civile dénonce également le recours présumé à des enfants mineurs au poste de DRAJU ainsi qu’à des jeunes de la localité pour percevoir de l’argent aux différents points de contrôle, une pratique qu’elle qualifie d’« inacceptable » et contraire aux droits des enfants.
Elle exhorte les autorités civiles et militaires à diligenter une enquête afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les éventuels auteurs de ces actes.
Au moment de la mise sous presse, aucune réaction officielle des autorités militaires n’avait encore été obtenue.
Oscar Uyergiu Ung’i
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