L’émotion est vive dans la chefferie des Djukoth après le décès d’Abinenoiu Apio Immaculée, une femme de 48 ans, dont la mort est présumée liée à des violences conjugales. La société civile locale dénonce un acte « barbare » et réclame que toute la lumière soit faite sur ce drame.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, la victime, mère d’un enfant et résidente du village de Djupambisi, dans le groupement de Djupawalu, aurait été violemment agressée par son époux le 21 mai dernier dans la localité de Kele-Rube, relevant de l’aire de santé de Djalusene, zone de santé de Logo.
Toujours selon ces sources, le présumé auteur, identifié comme Thumitho Ugena Elias, alias « Robo », aurait agi sous l’emprise de l’alcool après avoir consommé une importante quantité de boissons fortement alcoolisées.
Grièvement blessée, la victime avait été admise dans une structure sanitaire privée de Zaa Centre, dans la zone de santé de Rimba, où elle recevait des soins depuis plusieurs jours. Malgré les efforts du personnel médical, elle a succombé à ses blessures le jeudi 4 juin aux environs de 10 heures 25 minutes.
Dans le cadre des investigations en cours, les autorités ont procédé à l’interpellation du responsable de la structure sanitaire afin d’établir avec précision les circonstances du décès. La dépouille de la victime a été ramenée dans son village natal de Djupambisi pour les cérémonies funéraires.
Pendant ce temps, le principal suspect reste introuvable. Les services de sécurité ont ouvert des recherches pour tenter de le localiser et de le traduire devant la justice.
Réagissant à ce drame, Jacques Pithua, sous-coordonnateur de la société civile Forces vives de la chefferie des Djukoth, a condamné avec fermeté ces violences ayant entraîné la mort d’une femme. Il a exhorté les autorités judiciaires et sécuritaires à agir rapidement afin que le présumé auteur réponde de ses actes devant les juridictions compétentes.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette affaire, la société civile estime que ce nouveau cas met en évidence la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention et de protection des femmes contre les violences domestiques dans les communautés locales.
Alors que la famille de la victime pleure la disparition d’un être cher, ce drame rappelle une fois de plus les conséquences parfois irréversibles des violences conjugales. Pour de nombreux acteurs sociaux, seule une réponse judiciaire exemplaire et une sensibilisation accrue pourront contribuer à freiner ce phénomène qui continue de faire des victimes dans les ménages.
Oscar Uyergiu Ung’i

