La circonscription foncière d’Aru a lancé, le vendredi 17 juillet, une session de formation de deux jours consacrée aux innovations introduites par la nouvelle loi foncière en République Démocratique du Congo.
Cette activité réunit les agents de l’administration foncière, les chefs de Quartiers ainsi que les leaders communautaires. Elle vise à renforcer leurs capacités sur les nouvelles procédures d’acquisition, de sécurisation et de gestion des terres, dans le but de prévenir les conflits fonciers et d’améliorer la gouvernance du secteur.
Pour le conservateur des titres immobiliers de la circonscription foncière d’Aru, Bienvenu Amundala Saidi, cette réforme constitue une avancée importante face aux difficultés observées dans l’application de l’ancienne législation.
« Cette formation s’inscrit dans le cadre de la réduction des conflits fonciers. Nous avons constaté une multiplication de ces conflits en République Démocratique du Congo, y compris dans notre Territoire d’Aru, souvent à cause d’un flou qui persistait dans la gestion des terres », a-t-il expliqué.
Selon lui, la nouvelle approche met davantage l’accent sur l’implication des communautés locales dans la sécurisation des terres. Il précise qu’auparavant, les chefs coutumiers jouaient un rôle central dans l’attribution et la gestion des terres, alors qu’aujourd’hui la notion de terres communautaires implique une participation plus large de la communauté concernée.
Le conservateur des titres immobiliers a également appelé la population à collaborer avec les services fonciers et à dénoncer toute pratique irrégulière.
« Lorsque des techniciens posent des bornes de manière prématurée ou sans respecter les procédures, la population doit immédiatement saisir la circonscription foncière. Nous sommes au service de la communauté », a-t-il insisté.
Les participants à cette formation saluent cette initiative, estimant que la maîtrise de la nouvelle loi permettra de mieux sécuriser les propriétés et de réduire les litiges liés à la terre.
« Aujourd’hui, nous savons comment acquérir une terre et surtout comment la sécuriser. Il faut se rapprocher de l’administration foncière pour obtenir les documents nécessaires », témoigne l’un des participants.
Les techniciens du secteur foncier se réjouissent également des nouvelles dispositions qui, selon eux, contribuent à mieux encadrer leurs interventions sur le terrain.
« Nous avons reçu des innovations et des recommandations qui vont nous aider à améliorer nos pratiques et à réduire certains actes qui étaient à l’origine des conflits fonciers », a déclaré un autre participant.
À travers cette formation, la circonscription foncière d’Aru entend faire de la nouvelle loi foncière un outil de prévention des conflits et un levier pour une gestion plus transparente et sécurisée du patrimoine foncier local.
Rédaction
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