L’ONG EAM RDC (« Espérons à un avenir meilleur ») appelle à un suivi scientifique renforcé du mont Adja, après une mission d’exploration géologique qui a mis en évidence plusieurs manifestations tectoniques sur ce massif situé dans le Territoire d’Aru en Ituri.
Le rapport de cette mission a été remis, mercredi 1er juillet, à l’Administrateur policier du Territoire d’Aru. Réalisée le 18 juin dernier dans le cadre des activités de promotion de la recherche scientifique et de protection de l’environnement, cette étude avait pour objectif d’analyser les fissures tectoniques observées sur le mont Adja, d’en identifier l’origine et d’évaluer leurs implications géologiques et environnementales.
Selon les conclusions des chercheurs, les investigations de terrain ont révélé la présence d’affleurements de roches magmatiques, notamment du granite, de la granodiorite et de la tonalite. Ces formations témoignent d’une évolution géologique complexe de la région. La mission a également permis d’identifier plusieurs structures tectoniques, parmi lesquelles des failles, des plis et des alignements structuraux, liés aux mouvements de la croûte terrestre.
Les experts estiment que ces formations seraient la conséquence de phénomènes géodynamiques profonds ayant façonné le relief du mont Adja au fil du temps. Ils précisent toutefois que ces observations ne permettent pas encore de tirer des conclusions définitives et recommandent la poursuite des recherches à travers des études complémentaires.
Au regard de ces résultats, l’ONG EAM RDC plaide pour la mise en place d’un programme permanent de suivi scientifique du mont Adja. Elle recommande également de renforcer la sensibilisation des communautés riveraines et de mettre en œuvre des mesures de prévention afin de préserver l’environnement et de réduire les risques potentiels liés à l’évolution de ce massif.
Rédaction
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