Une réforme majeure est en marche dans la gestion des terres au sein de la circonscription foncière d’Aru. En phase avec la vision du Chef de l’État, S.E.M. Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo, qui a promulgué le 30 décembre 2025 la loi dite « Loi Sélé » modifiant et complétant la loi foncière, les autorités foncières locales s’apprêtent à vulgariser les innovations de ce nouveau texte juridique. Dans un entretien accordé à rédaction de visiondaruniews.com, le Conservateur des titres immobiliers de la circonscription foncière d’Aru , Monsieur Bienvenu Amndala Saidi a annoncé le lancement imminent d’une série de formations axées sur le renforcement des capacités des agents et la sensibilisation des acteurs socio-économiques locaux. Il s’agit, selon lui, d’améliorer en profondeur la gestion des terres en s’appropriant les nouvelles dynamiques législatives.
Pour couvrir efficacement l’ensemble de la circonscription d’Aru, les autorités ont mis en place un calendrier rigoureux divisé en deux grands pôles stratégiques. Le premier volet, baptisé Pool Nord, se tiendra du 3 au 4 juillet 2026 à Ariwara, au sein de la salle de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo). Il regroupera trois chefferies clés : Zaki, Kaliko et Kakwa. Au total, huit séances d’étude approfondie y seront dispensées. L’autorité foncière a insisté sur le fait que ces assises ne sont pas réservées aux seuls agents de l’État, mais qu’elles s’adressent à toute personne résidant ou exerçant des activités commerciales et économiques sur ces terres, car les innovations introduites concernent l’ensemble des acteurs.
Le second volet, le Pool Sud, se déplacera ensuite à Aru du 9 au 10 juillet 2026, également dans la salle de la FEC, pour une session de 48 heures. Ce pool englobera le secteur de Ndo, les chefferies de Lu, Aluru, d’Otso et de Nio-Kamule, ainsi que la commune d’Aru.
L’un des points d’orgue de cette grande campagne de sensibilisation repose sur un changement sémantique et juridique fondamental : désormais, le concept de « terre coutumière » s’efface au profit de celui de « terre communautaire ». Le Conservateur a profit de cette tribune pour clarifier fermement la position de l’État congolais concernant la propriété foncière, un sujet souvent source de malentendus ou de conflits. Il a rappelé que la terre reste l’exclusivité de l’État et que les citoyens n’y détiennent qu’un droit de jouissance concédé. Pour être en parfaite conformité avec la loi et sécuriser ce droit, il est désormais impératif de détenir des documents officiels, à savoir un contrat de location à titre locatif ou un titre de propriété matérialisé par un certificat d’enregistrement. Cette campagne s’annonce donc cruciale pour instaurer une sécurité juridique durable et harmoniser les relations foncières dans la région.
Rédaction
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