La Société civile-Forces vives et le Conseil local de la jeunesse de la chefferie des Djukoth montent au créneau après ce qu’ils qualifient de « traitement inhumain et dégradant » infligé à M. Cwinyaay Boni, président du Conseil local de la jeunesse des localités de Jupalobo, Ajuu, Jupajaruwa, Jupanyinge et Jupamudho.
Dans une correspondance adressée à l’auditeur militaire de Mahagi, les deux structures citoyennes dénoncent des faits survenus dans la nuit du 19 au 20 juin 2026 à Jupalobo. Selon les informations rapportées par plusieurs témoins, M. Cwinyaay Boni participait à l’encadrement des jeunes lors d’une veillée mortuaire lorsqu’une altercation serait survenue avec le commandant de la Police nationale congolaise affecté au poste de Kothung’ola.
Les signataires indiquent qu’après plusieurs heures de tensions, des éléments de la police auraient procédé à l’arrestation du responsable de la jeunesse. Au cours de cette intervention, ses vêtements lui auraient été retirés, le laissant entièrement nu devant sa famille, des habitants de la localité ainsi que d’autres témoins présents sur les lieux. Des images de la scène auraient par la suite circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’émoi au sein de la communauté.
La Société civile et le Conseil local de la jeunesse estiment que cet acte porte gravement atteinte à la dignité humaine et risque d’entamer davantage la confiance entre la population et les services de sécurité. Les deux organisations évoquent également plusieurs incidents antérieurs attribués aux mêmes éléments de la police, notamment des arrestations jugées arbitraires, des violences physiques et des tirs lors de certaines interventions.
Face à la gravité des accusations portées, elles demandent l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les auteurs présumés. Elles réclament en outre la mutation immédiate du commandant concerné ainsi que de ses collaborateurs hors de la chefferie des Djukoth.
Alors que les regards sont désormais tournés vers les autorités judiciaires et sécuritaires de Mahagi, la population locale attend des mesures concrètes pour faire toute la lumière sur cette affaire et restaurer un climat de confiance entre les forces de l’ordre et les citoyens.
Oscar Uyergiu Ung’i
![]()

