À l’occasion de la Journée internationale des veuves, célébrée chaque 23 juin à travers le monde, les veuves de la chefferie des Mokambo, dans le Territoire de Mahagi, ont exprimé leur profonde détresse et appelé au respect de leurs droits fondamentaux.
Dans un entretien accordé à Grégoire Thumitho Uwonda, sous-coordinateur de la Société civile Forces vives de la chefferie des Mokambo, Madame Francine Kawambe, résidant à Ramogi, a dressé un tableau sombre de la situation de nombreuses veuves de la région. Elle évoque une précarité persistante, marquée par des cas de menaces, d’injustices et de stigmatisation au sein des familles de leurs défunts époux.
Selon elle, plusieurs femmes sont victimes de spoliation des biens laissés par leurs maris décédés, d’accusations de sorcellerie et d’un manque criant d’assistance sociale et économique. Malgré ces difficultés, elles continuent de faire face seules aux charges familiales, notamment la prise en charge et la scolarisation des enfants.
« Nous n’avons pas choisi de devenir veuves. Pourtant, nous sommes souvent rejetées et marginalisées. Nous demandons à être considérées comme des membres à part entière de la société », a plaidé Madame Francine Kawambe à visiondarunews.com.
Face à cette situation, les veuves de Mokambo lancent un appel pressant au gouvernement congolais, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux partenaires de développement, afin de renforcer les mécanismes de protection et d’accompagnement en leur faveur.
Elles exhortent également les autorités à garantir le respect de leurs droits et à lutter contre toutes les formes de discrimination et d’abus dont elles sont victimes.
Instituée par les Nations Unies, la Journée internationale des veuves vise à attirer l’attention de la communauté internationale sur les défis sociaux, économiques et juridiques auxquels font face des millions de veuves à travers le monde.
À Mokambo comme ailleurs, ces voix rappellent que la protection des veuves reste un enjeu humain et social majeur, encore loin d’être pleinement assuré.
Oscar Uyergiu Ung’i
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