L’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) d’Aru, à travers la mention de Géographie et Sciences de l’Environnement, a organisé le mercredi 24 juin 2026 une excursion scientifique sur le mont Adja, situé dans le groupement du même nom, en chefferie des Zaki. Une activité de terrain visant à renforcer les enseignements théoriques dispensés en auditoire.
Sur place, les étudiants, accompagnés de leurs encadreurs, ont procédé à des observations directes du phénomène de fissuration et d’éclatement des roches, observé sur ce site depuis les manifestations enregistrées les 12 et 13 juin derniers.
Selon le Chef de Travaux Mundua Adratere, qui a encadré cette sortie scientifique au côté de chef de mention, il s’agit d’un phénomène d’ordre géomorphologique et thermique, lié notamment aux variations de température et à la nature des roches granitiques présentes sur le site.
Il explique que le réchauffement climatique accentue les écarts thermiques entre le jour et la nuit, provoquant des dilatations et contractions successives des roches, à l’origine de leur éclatement.
« C’est un phénomène thermique. Nous sommes en présence de roches granitiques, une roche plutonique qui, sous l’effet des fortes températures diurnes puis du refroidissement nocturne, subit des contraintes internes. Ce changement brusque entraîne nécessairement des fissures et parfois des éclatements », a-t-il expliqué à visiondarunews.
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Le Chef de Travaux précise par ailleurs que les émissions observées sur le site ne relèvent pas d’une activité volcanique, mais plutôt de simples dégagements de poussière issus de la fracturation des roches.
« Ce que certains ont pris pour de la fumée n’est en réalité que de la poussière rocheuse. Il n’y a aucun dégagement de gaz toxiques ni de phénomène volcanique. Il s’agit simplement d’une déchirure superficielle des roches granitiques », a-t-il ajouté, appelant la population à ne pas céder à la panique.
Il rassure ainsi les habitants, les invitant à poursuivre leurs activités quotidiennes sans inquiétude, y compris les exploitations agricoles sur le site.
« Il n’y a aucun danger. Même les mamans qui viennent y étaler leurs produits peuvent continuer leurs activités normalement », a-t-il insisté.
Sur le terrain, les étudiants ont salué cette immersion scientifique, qui leur a permis de confronter la théorie apprise en classe à la réalité du terrain, une expérience jugée enrichissante pour leur formation en géographie.
Rédaction
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